Raconte nous ton parcours en France : Au bout d’un an sans contraception, mon gynécologue me propose de faire des examens « pour voir, au cas où ». Je commence par une prise de sang pour doser mes hormones en début de cycle, ainsi qu’une échographie afin de compter les follicules antraux. Mon conjoint gagne le droit de passer un spermogramme (le premier d’une longue série !).
Les premiers résultats tombent les uns après les autres, et les nouvelles ne sont pas bonnes : je suis OPK et mon chéri souffre d’OATS. Mon gynécologue nous prescrit alors une hystérosalpingographie et un nouveau spermogramme trois mois plus tard, pour vérifier si ces résultats se confirment.
Nouvelles déceptions : mes trompes sont bouchées et le spermogramme de mon conjoint s’est encore dégradé. Nous sommes donc rapidement orientés vers une FIV.
**Première FIV** : 9 ovocytes matures, 1 embryon J3 transféré en frais (TEF) et 1 embryon J5 vitrifié pour un transfert ultérieur (TEC).
**Seconde FIV** : 12 ovocytes matures, 1 embryon J3 transféré (TEF) de qualité moyenne.
Le jour de ce second transfert, on me parle de « pauci‑fécondation ». Moi qui pensais maîtriser tout le jargon de la PMA, j’ignorais ce terme : il signifie que le taux de fécondation est trop bas, même après ICSI. On m’explique que cela viendrait sans doute de la qualité du sperme et que je devrais peut‑être envisager un don de sperme, puis on me dit simplement : « Au revoir, madame. »
Une fois le coup encaissé, je demande à mon conjoint de partir en Espagne ; je souhaitais recueillir d’autres avis. Mes trois transferts réalisés en France n’ont jamais rien donné, pas même une accroche.
Sur quels critères et comment as tu choisi ta clinique ? J’ai ciblé deux villes facilement accessibles depuis chez moi : Madrid et Barcelone. Grâce au groupe « Les Fivettes espagnoles », je relevais les noms de cliniques qui recueillaient souvent des avis positifs ; j’en avais une quinzaine. Ne sachant pas comment les départager, j’ai consulté les avis Google pour affiner ma short‑list ; il ne nous restait alors qu’une dizaine de noms.
J’ai de nouveau parcouru le groupe Facebook, à l’aide de la loupe, pour lire les retours d’expérience des Fivettes. Certaines mentionnaient des soucis de communication ou de réactivité ; j’ai donc retiré les cliniques concernées.
Au final, nous avons retenu quatre cliniques et organisé des visioconférences avec chacune d’elles. C’est à l’issue de ces entretiens que notre choix s’est imposé : le feeling, les solutions proposées et… le prix !
Comment s'est déroulé ton parcours en Espagne ? Tout s’est déroulé sans encombre : l’ensemble du processus a été fluide et rapide. La clinique a fait preuve d’une grande réactivité. J’ai signé avec eux en mars, j’ai subi ma ponction en avril et effectué mon premier (et unique) transfert en juin. Je me suis rendue à Barcelone à deux reprises : une première fois pour la ponction, puis de nouveau pour le transfert.
Une fois les examens médicaux transmis, j’ai pu commencer la stimulation. Chaque matin, je réalisais une prise de sang et une échographie de suivi des follicules chez mon gynécologue français. J’envoyais aussitôt les résultats à la clinique et, dans l’après‑midi, je recevais les consignes concernant mon traitement et les dosages. Ce protocole s’est poursuivi jusqu’au jour J de la ponction.
À mon arrivée en Espagne, ma coordinatrice m’attendait dès le matin. À force d’échanges par courriel, j’avais l’impression que nous nous connaissions déjà. Elle ne m’a pas quittée, de mon arrivée à ma sortie de la clinique : elle était présente au bloc avec moi et encore là à mon réveil, ce qui était très rassurant. Dans les jours suivants, elle m’envoyait régulièrement l’évolution de nos embryons, jusqu’à leur congélation.
Le transfert, deux mois plus tard, s’est déroulé tout aussi simplement, et le suivi de ma grossesse a été tout aussi fluide !
As tu bénéficié du remboursement par le CNSE ? Si oui comment ça s'est passé (durée, embûches...).J’ai obtenu l’accord du CNSE, mais je n’ai jamais envoyé les documents nécessaires au remboursement. Au début, je redoutais que cela ne porte malheur à ma grossesse naissante. De plus, les dates inscrites sur les factures ne correspondent pas ; il faudrait que je demande à la clinique de les refaire. Aujourd’hui, je manque simplement de temps.
À combien estime tu ton budget final? Et pour quel protocole ?10000€ (comptant les voyages)
FIV avec mes ovocytes et 50% du sperme de mon conjoint et 50% du sperme d'un donneur + dpi
Quels seraient les conseils que tu donnerais à une fivette qui se lance en Espagne ?Il faut être forte ! Mon histoire est belle : je suis tombée enceinte de jumeaux dès mon premier transfert espagnol, alors qu’on ne m’avait transféré qu’un seul embryon J5. Mais tout ne se passe pas toujours aussi bien ; même si l’Espagne est plus avancée sur le plan technique, il faut garder à l’esprit que les échecs existent aussi, pour mieux rebondir.
Il est également essentiel d’avoir un gynécologue français qui vous accompagne : pour la stimulation, les échographies et la retranscription des ordonnances (voire la rédaction de la lettre au CNSE) afin de faciliter le remboursement. Cela permet d’être plus sereine.
As-tu un ou des bons plans espagnols à partager avec les autres fivettes espagnoles ? (hôtel, restaurant, activité, astuce)Avoir un hôtel proche de la clinique où vous pouvez vous y rendre à pieds (bien en cas de grève, jour férié...). Cela enlève du stress de savoir qu'on ne dépend de personne pour être a l'heure et surtout arriver la veille !
Raconte nous ton parcours en France : Au bout d’un an sans contraception, mon gynécologue me propose de faire des examens « pour voir, au cas où ». Je commence par une prise de sang pour doser mes hormones en début de cycle, ainsi qu’une échographie afin de compter les follicules antraux. Mon conjoint gagne le droit de passer un spermogramme (le premier d’une longue série !).
Les premiers résultats tombent les uns après les autres, et les nouvelles ne sont pas bonnes : je suis OPK et mon chéri souffre d’OATS. Mon gynécologue nous prescrit alors une hystérosalpingographie et un nouveau spermogramme trois mois plus tard, pour vérifier si ces résultats se confirment.
Nouvelles déceptions : mes trompes sont bouchées et le spermogramme de mon conjoint s’est encore dégradé. Nous sommes donc rapidement orientés vers une FIV.
**Première FIV** : 9 ovocytes matures, 1 embryon J3 transféré en frais (TEF) et 1 embryon J5 vitrifié pour un transfert ultérieur (TEC).
**Seconde FIV** : 12 ovocytes matures, 1 embryon J3 transféré (TEF) de qualité moyenne.
Le jour de ce second transfert, on me parle de « pauci‑fécondation ». Moi qui pensais maîtriser tout le jargon de la PMA, j’ignorais ce terme : il signifie que le taux de fécondation est trop bas, même après ICSI. On m’explique que cela viendrait sans doute de la qualité du sperme et que je devrais peut‑être envisager un don de sperme, puis on me dit simplement : « Au revoir, madame. »
Une fois le coup encaissé, je demande à mon conjoint de partir en Espagne ; je souhaitais recueillir d’autres avis. Mes trois transferts réalisés en France n’ont jamais rien donné, pas même une accroche.
Sur quels critères et comment as tu choisi ta clinique ? J’ai ciblé deux villes facilement accessibles depuis chez moi : Madrid et Barcelone. Grâce au groupe « Les Fivettes espagnoles », je relevais les noms de cliniques qui recueillaient souvent des avis positifs ; j’en avais une quinzaine. Ne sachant pas comment les départager, j’ai consulté les avis Google pour affiner ma short‑list ; il ne nous restait alors qu’une dizaine de noms.
J’ai de nouveau parcouru le groupe Facebook, à l’aide de la loupe, pour lire les retours d’expérience des Fivettes. Certaines mentionnaient des soucis de communication ou de réactivité ; j’ai donc retiré les cliniques concernées.
Au final, nous avons retenu quatre cliniques et organisé des visioconférences avec chacune d’elles. C’est à l’issue de ces entretiens que notre choix s’est imposé : le feeling, les solutions proposées et… le prix !
Comment s'est déroulé ton parcours en Espagne ? Tout s’est déroulé sans encombre : l’ensemble du processus a été fluide et rapide. La clinique a fait preuve d’une grande réactivité. J’ai signé avec eux en mars, j’ai subi ma ponction en avril et effectué mon premier (et unique) transfert en juin. Je me suis rendue à Barcelone à deux reprises : une première fois pour la ponction, puis de nouveau pour le transfert.
Une fois les examens médicaux transmis, j’ai pu commencer la stimulation. Chaque matin, je réalisais une prise de sang et une échographie de suivi des follicules chez mon gynécologue français. J’envoyais aussitôt les résultats à la clinique et, dans l’après‑midi, je recevais les consignes concernant mon traitement et les dosages. Ce protocole s’est poursuivi jusqu’au jour J de la ponction.
À mon arrivée en Espagne, ma coordinatrice m’attendait dès le matin. À force d’échanges par courriel, j’avais l’impression que nous nous connaissions déjà. Elle ne m’a pas quittée, de mon arrivée à ma sortie de la clinique : elle était présente au bloc avec moi et encore là à mon réveil, ce qui était très rassurant. Dans les jours suivants, elle m’envoyait régulièrement l’évolution de nos embryons, jusqu’à leur congélation.
Le transfert, deux mois plus tard, s’est déroulé tout aussi simplement, et le suivi de ma grossesse a été tout aussi fluide !
As tu bénéficié du remboursement par le CNSE ? Si oui comment ça s'est passé (durée, embûches...).J’ai obtenu l’accord du CNSE, mais je n’ai jamais envoyé les documents nécessaires au remboursement. Au début, je redoutais que cela ne porte malheur à ma grossesse naissante. De plus, les dates inscrites sur les factures ne correspondent pas ; il faudrait que je demande à la clinique de les refaire. Aujourd’hui, je manque simplement de temps.
À combien estime tu ton budget final? Et pour quel protocole ?10000€ (comptant les voyages)
FIV avec mes ovocytes et 50% du sperme de mon conjoint et 50% du sperme d'un donneur + dpi
Quels seraient les conseils que tu donnerais à une fivette qui se lance en Espagne ?Il faut être forte ! Mon histoire est belle : je suis tombée enceinte de jumeaux dès mon premier transfert espagnol, alors qu’on ne m’avait transféré qu’un seul embryon J5. Mais tout ne se passe pas toujours aussi bien ; même si l’Espagne est plus avancée sur le plan technique, il faut garder à l’esprit que les échecs existent aussi, pour mieux rebondir.
Il est également essentiel d’avoir un gynécologue français qui vous accompagne : pour la stimulation, les échographies et la retranscription des ordonnances (voire la rédaction de la lettre au CNSE) afin de faciliter le remboursement. Cela permet d’être plus sereine.
As-tu un ou des bons plans espagnols à partager avec les autres fivettes espagnoles ? (hôtel, restaurant, activité, astuce)Avoir un hôtel proche de la clinique où vous pouvez vous y rendre à pieds (bien en cas de grève, jour férié...). Cela enlève du stress de savoir qu'on ne dépend de personne pour être a l'heure et surtout arriver la veille !